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Enquête exclusive – Les achats indirects passés au crible

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Encore souvent négligés, les achats indirects constituent un levier de performance important pour les entreprises, selon la dernière édition de l’enquête annuelle réalisée par Acxias et Ressource Consulting, en partenariat avec Décision Achats.

Près de trois entreprises sur quatre (73 %) disposeraient aujourd’hui d’une direction des achats indirects, selon la 4ème édition de l’unique enquête consacrée à ce sujet, réalisée chaque année en marge de l’événement Achats Indirects & Digital Meet-up organisé par l’agence de digitalisation des achats Acxias et le cabinet Ressource Consulting. Elles étaient 61 % dans ce cas en 2017, et seulement 44 % en 2016. Cette progression régulière et importante témoigne de l’intérêt croissant porté à ces catégories et, surtout, de la nécessité d’adopter une approche spécifique pour tenir compte de leurs particularités.

 

En synthèse :

  • Dans huit entreprises sur dix, les catégories indirectes représentent moins de 45 % du total des achats. Et même moins de 15 % dans une sur quatre.
  • 17 % des répondants reconnaissent que la prise en charge des achats indirects n'est pas une priorité au sein de leur entreprise. Mais un quart (25 %) indiquent qu’ils font l'objet d'actions récentes.
  • Les systèmes d’information & télécom et les flottes de véhicules sont les familles d’achats dominantes. Suivent les dépenses d’investissement (Capex), le transport & logistique, les voyages & déplacements, et les prestations intellectuelles.
  • La qualité et le taux de satisfaction des utilisateurs internes sont les deux premiers critères de performance suivis par les acheteurs dédiés à ces catégories. Les économies prévues contractuellement arrivent en troisième position.
  • La fragmentation et la taille de la base fournisseurs (68 % de citations) arrivent en tête des problématiques rencontrées par les acheteurs, puis la difficulté à contrôler certaines catégories (62 %) et l’importance des achats sauvages (55 %).
  • Moins de quatre répondants sur dix indiquent disposer d’une solution d’e-procurement (commandes, catalogues, flux logistique) pour leurs achats indirects, et un sur trois d’une solution d’e-sourcing (référencement, consultation, contractualisation). Leur taux d’utilisation serait par ailleurs relativement faible.
  • De nombreux répondants indiquent qu'ils vont optimiser leur système d’information existant ou investir dans ce domaine. L’e-procurement, la gestion des contrats et la facturation électronique sont les principaux axes de travail.
  • Pour améliorer la performance de la gestion des achats indirects, huit entreprises sur dix assurent avoir un audit en cours (67 %) ou prévu dans les prochains mois (13 %).

 

Tous les résultats et leur analyse sont à retrouver dans le document de synthèse consultable sur le site de la conférence Achats Indirects & Digital Meet-up.

 

Méthodologie - L’enquête a été réalisée en ligne, entre juillet et septembre 2018. Elle s’appuie sur les réponses de 85 participants, dans des entreprises de toute taille et tout secteur d’activité, équitablement réparties entre l’industrie et les services. Seul le secteur public est sous-représenté. Les répondants sont pour plus de moitié des directeurs achats (32 %) ou des responsables achats indirects (21 %). Les autres se répartissent principalement entre des acheteurs dédiés à des catégories indirectes (19 %), des responsables achats production (8 %) puis diverses fonctions de support (marketing achats, process et outils achats, etc.).