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AKTUELLES E-ACHAT

L’e-achat en liberté conditionnelle

Après les couches techniques, le logiciel libre gagne les domaines fonctionnels de l’entreprise. En attendant des solutions totalement orientées achats, le processus métier n’est toutefois couvert que par des progiciels de gestion intégrés.

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Face aux progiciels dits « propriétaires », c’est-à-dire les logiciels dont le code est propriété de l’éditeur et commercialisés sous forme d’une licence d’utilisation, en mode on-premise ou hébergé, les solutions libres (ou open source) continuent de résister. Mieux, leur poids ne cesserait de croître dans l’écosystème numérique français, selon une étude présentée à l’occasion de Paris Open Source Summit, le sommet européen du libre et de l’open source qui s’est tenu fin 2015 à Paris. Réalisée pour le compte du Conseil national du logiciel libre (CNLL) et de Syntec Numérique, avec le soutien du pôle de compétitivité Systematic Paris-Région, cette étude révèle que le revenu global généré par le libre en France en 2015 avoisinerait 4,1 milliards d’euros, soit une hausse de 33 % par rapport à 2012. Selon les prévisions du cabinet Pierre Audoin Consultants, le marché du logiciel libre devrait poursuivre sa croissance à un rythme moyen de 9 % par an, pour approcher de la barre des 6 milliards d’euros en 2020. Le libre et l’open source représenteraient alors 13 % du marché hexagonal des logiciels et services, contre seulement 5 % en 2012.

Au-delà de cette tendance haussière, les solutions libres couvrent de mieux en mieux les domaines fonctionnels, notamment les achats. Pour autant, pas de révolution puisque l’offre se compose encore principalement d’ERP : Compiere et Odoo (ex OpenERP), les plus répandus, et une poignée d’outsiders tels Adempiere, ERP5, Neogia, OFBiz, OpenBravo ou OpenInfo3W. En outre, leur couverture du processus achats reste souvent limitée à la gestion des données (produits, fournisseurs, etc.) et au transactionnel : passation des commandes, facturation, etc. Avec, parfois, la gestion des demandes d’achats et des appels d’offres, ainsi que des fonctionnalités décisionnelles. Ces ERP libres peuvent néanmoins s’avérer suffisants, facilitant la structuration de la fonction grâce au cadre qu’ils apportent. Quitte à évoluer ensuite vers une autre solution après avoir atteint un certain niveau de maturité.  

Les solutions e-achats en open source sont beaucoup plus rares. Pourquoi ? Essentiellement pour une question de taille de marché, pas toujours suffisante pour justifier les investissements nécessaires au développement de ce type de solutions. Et à la nécessaire connaissance des enjeux métiers pour proposer la couverture fonctionnelle attendue par les organisations matures. Du coup, la tendance est plutôt à l’intégration de briques open source dans des solutions propriétaires. En témoigne par exemple les milliers d’éditeurs utilisant la technologie de Jaspersoft, spécialisé en décisionnel open source, dans des domaines très variés couvrant forcément la gestion des achats. Seule condition à cette intégration : respecter les règles d’encadrement du modèle, notamment en termes de modification et de rediffusion.

Quoi qu’il en soit, les entreprises utilisatrices ne sont plus insensibles à la dynamique open source dans les domaines fonctionnels. Y compris les grands comptes, pour la gestion de leurs achats, au moins sur une partie du cycle. De moins en moins de projets seraient lancés sans que l’alternative soit étudiée. Au-delà d’un coût limité à la dimension service, sans frais liés aux licences, la qualité du code est le principal avantage de l’open source. La participation d’une communauté assure en effet une grande réactivité et, parallèlement, les sociétés spécialisées veillent à la performance des produits. « Les problématiques de volumétrie sont aussi extrêmement bien prises en compte », complète Coralie Girardet, directrice commerciale de la société de développement et de services informatiques belge Audaxis, spécialisée dans les ERP et les solutions open source, en particulier Compiere. Qui souligne enfin « la capacité des solutions open source à s’adapter très vite aux besoins, et donc à offrir un ROI très court ».

Selon elle, ce sont en tout cas ces aspects qui auraient convaincu des entreprises comme les Français Coyote (systèmes d’assistance à la conduite), à Paris, et Cordon Electronics (réparation électronique), à Dinan. Ou encore le département des achats généraux du Centre hospitalier universitaire Tivoli, à Bruxelles. De son côté, la société franco-suisse Camptocamp, spécialisée dans l’édition et l’intégration open source autour d’Odoo, évoque plutôt des projets couvrant les flux transactionnels, dans la distribution : ceux de Debonix et MadeiInDesign, ou celui de la plate-forme d’e-commerce QoQa, en cours de déploiement. Comme sa consœur, Joël Grand-Guillaume, responsable commercial chez Camptocamp insiste sur « la souplesse des adaptations possibles » avec l’open source. Mais aussi sur « la facilité d’interconnexion avec les systèmes tiers ». En revanche, les logiciels libres offrent moins de garantie en termes de pérennité de l’offre, de visibilité sur la roadmap et de niveaux de services en termes de maintenance. Ils nécessitent enfin un suivi plus rigoureux et donc la présence de spécialistes au sein de l’entreprise.

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